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Lady Mélisandre
 
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Mélisandre
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Inscrit le: 07 Sep 2009
Messages: 1

MessagePosté le: Mer 9 Sep - 17:15 (2009)    Sujet du message: Lady Mélisandre Répondre en citant

Lady Mélisandre Perrien



Age : 19 ans

Race : Humaine

Physique :Assez grande – maigre – jolie – éternellement vêtue de violet – yeux mauves souvent comparés à des améthystes – cheveux longs coiffés avec extravagance et aux reflets violacés et rosés

Caractère :Soucieuse de son apparence – aime être le centre d’intérêt – vicieuse quand il s’agit de satisfaire ses propres intérêts – aime la compagnie – généreuse quand elle le peut – dédaigneuse – noble

Pouvoirs : Elle possède des dons télékinésiques qu’elle n’a plus utilisé depuis quelques années. Ils sont latents mais se manifestent de plus en plus. (elle n'a pas d'armes)

Biographie :

Une brosse à cheveux infiltraient ses doigts raides et disciplinés dans la chevelure de la lady. Quelques nœuds résistaient fébrilement, tandis que les autres se cassaient tel du verre sous cette sévérité. La main qui la guidait était néanmoins souple et délicate.
La lady contemplait son reflet dans le miroir, surveillant du coin de l’œil ses cheveux de violette. Si l’un d’eux était capricieux, elle le verrait rapidement et userait de son arme redoutable et sempiternelle : la brosse. Mais il n’en fut rien.
Reposant finalement l’objet du supplice pour sa chevelure, elle détailla son visage qu’elle connaissait si bien pour l’avoir admirer des milliers d’autres fois. Sa peau légèrement dorée par les volontés du soleil enveloppait un visage aux traits fins et bien dessinés. Des sourcils bien éduqués s’arquaient sensuellement au dessus de deux améthystes mauves. Ces dernières embellissaient une figure, déjà jolie, d’un regard sibyllin. En glissant de ces yeux précieux, un nez d’une douceur poudrée s’inclinait vers le bas, long et fin, terminé par une bouche teintée d’indigo sous-entendu. Le menton venait achever le portrait d’un coup de crayon arrondi et délicieux. La lady connaissait son visage, à n’en pas douter, mais elle ne se reconnaissait pas. Non, elle ne se reconnaissait plus.
Se levant de sa chaise d’acajou, elle laissa le talon de ses bottines claquer jusqu’à la fenêtre de sa tour. De là, elle ouvrit le battant d’une suavité féminine, permettant au vent et au soleil d'enjoliver ses cheveux de reflets et de mouvements gracieux. Ses deux améthystes lancèrent un regard fuyant vers l’horizon. Le soleil s’y couchait, faisant exploser le ciel de coloris enflammés.
Ce soir, la lady était songeuse…
Après quelques minutes, on vint frapper à la porte de sa chambre. Elle accepta qu’on y pénètre sans plus de chichis. La domestique lui annonça que le repas était servi et que son lord de mari l’y attendait déjà. La lady congédia la servante et lança de nouveau son regard vers l’horizon. Le disque que formait l’astre s’était déjà caché au-delà. Il ne subsistait plus que sa lumière et ses flammes immobiles. Son explosion d’au revoir.
La lady soupira.
Qu’était-elle devenue ? Etait-ce là véritablement sa destinée ? Rester cloîtrée dans un manoir luxueux auprès d’un mari sénile et de soixante ans plus vieux qu’elle ? Certes, elle était parvenue au titre honorifique de lady, avait goûté au plaisir des soirées mondaines et à la vie paresseuse qu’offrait la richesse. Mais, il fallait oser se le demander, à quel « prix » ? Où était donc passée Mélisandre l’aventureuse ? Mélisandre la pulpeuse ? Mélidandre la vicieuse ? Elle sourit à l’évocation de quelques souvenirs déjà lointains. Si lointains… Et pourtant, elle était encore si jeune ! A reculons, elle se dirigea vers la salle de réception. Comme d’habitude y seraient conviés quelques vassaux fieffés de terres aussi petites que méconnues, des chevaliers ayant passé depuis longtemps l’âge de gagner un tournoi et, avec un peu de chance, le médecin barbant de lord Perrien, son mari. Laissant la descente des marches l’emporter doucement, elle percevait déjà quelques bribes de conversations rebondire sur les pierres centenaires des innombrables murs. Elle reconnaissait la voix du seigneur De Tavil, dirigeant d’une petite cité à l’ouest. Celle du chevalier Descordes, et parfois, le timbre fluet de son mari, Lord Perrien qui peinait à mettre un mot devant l’autre. Elle soupira, mais descendit tout de même.
En passant devant quelques gardes, l’un d’eux annonça :


- Lady Mélisandre, épouse de Lord Perrien.

A sa vue, les convives se levèrent en signe de politesse et elle leur offrit un simple hochement de tête en gage de remerciement. Elle alla se placer directement à la gauche de son époux, laissant sa robe aux teintes de myrtille onduler derrière elle. Tout le monde se rassit et les discussions reprirent, semblables au repas de la soirée dernière. Un bref coup d’œil aux plats lui confirma l’évidence qu’elle n’avait pas faim. On lui servit seulement un verre de vin rouge allongée d’eau qu’elle but sans attendre. Le repas fut, comme à l’accoutumée, interminable. On parla des caisses de l’Empire, des taxes trop basses, des peuples à surveiller et dont il fallait se méfier comme la peste et de l’orgueil de chacun. Lady Mélisandre n’adressa pas un mot jusqu’à ce qu’on la prenne à partie :

- Quelque chose vous tracasse Lady ?

Elle releva les yeux, cherchant son interlocuteur du regard. Elle fut surprise par la voix qu’elle venait d’entendre. Et pour cause, cette voix lui était familière, mais n’avait strictement rien à faire au sein du manoir de Perrien. Ses améthystes mauves glissèrent du chevalier Descordes au seigneur De Tavil, de son mari Lord Perrien à son médecin Jean Hertiberg.
Elle posa finalement ses yeux sur l’auteur de ces mots et le reconnut instantanément. Mêlant sursaut et inspiration de stupeur, elle sentit la main glaciale du passé lui serrer les entrailles, décrochant son cœur de la poitrine. Elle eut presque mal par ce coup brutal qu’était la surprise entremêlée à l’inquiétude. Sa nuque et son échine se déchirèrent sous les milliers de ciseaux minuscules que formaient ses frissons. Les racines de ses cheveux vibrèrent en agressant son crâne d’un fourmillement désagréable. Les pulsions du cœur s’accélérèrent, envahissant tout son corps d’un tambour incontrôlable et frénétique.
L’homme sourit d’un sourire machiavélique. Il reprit d’une voix cinglante :


- Croyiez-vous réellement qu’épouser ce vieux Lord vous protégerait de votre passé, Lady Melisandre ?
Les hommes alentour se turent, intrigués par les étranges révélations de l’inconnu.
- Marc, souffla Lady Mélisandre aux oreilles de son époux, qui a invité cet homme ?
- Il s’est présenté comme étant ton ami, Pierre Third. Tu m’en as si souvent parlé, de Pierre Third, répondit Lord Perrien avec sa voix de vieillard sénile.
- Mais… bégaya la lady… Pierre Third est mort depuis trois ans ! Ce n’est pas lui, Marc...
- Oh… fit le vieux lord en gardant la bouche bée. Mais qui est-ce alors ?
Sans crier gare, Mélisandre se redressa de manière majestueuse, à en subjuguer les convives. Joignant les gestes à la parole, elle dressa le bras vers les gardes en bout de salle et ordonna :
- Raccompagnez cet étranger aux portes du manoir. Il n’a rien à faire ici.
- Etranger ? répéta l’inconnu avec malice. Mel, voyons. Ne me dis pas que tu as oublié ton vieil ami, Theor Darelis !

Mélisandre ne répondit nullement, cherchant à cacher ses imperceptibles tremblements. Elle vit les gardes se précipiter vers le dénommé Theor Darelis. L’épée au poing, ils le sommaient de bien vouloir les suivre sans rechigner. De ce même sourire, l’étranger fixait la lady, heureux de l’effet de surprise qu’il avait provoqué. Se retournant brusquement, il braqua ses yeux endiablés vers les deux gardes qui fonçaient sur lui. Theor agrippa un couteau qui servait en premier lieu de couvert et, dans un bond félin, se retrouva sur la table. Il envoya la lame qui tournoya dans une hélice aux reflets d’argent mortels. Le premier garde reçut le couteau en pleine gorge, s’écroulant au sol dans un vacarme métallique et pourpre. Les convives poussèrent un même cri d’effroi, et le chevalier Descordes s’empressa de dégainer. Mais déjà, en quelques enjambées, Theor Darelis avait traversé la table et chargeait en direction de la lady. Le second garde le talonnait, hurlant à l’épouse de Perrien de déguerpir.
Mélisandre était figée. Spectatrice de son passé qui courait à toute allure en sa direction. Elle n’aurait jamais cru que Theor Darelis ne la retrouve un de ces jours. Surtout pas maintenant, alors que rien ne le présageait. Contemplant au ralenti l’assassin, elle se souvint d’un geste qu’elle n’avait plus fait depuis des années. Elle en avait peur… Sentant sa paume la picoter, ses doigts se raidire sous une chaleur anormale et son bras vibrer imperceptiblement, elle comprit que pareil geste refaisait surface. Les pulsations de son cœur envoyait, en plus d’un sang ardent et affolé, une sensation qu’elle n’avait plus ressentie dés lors. Prenant le contrôle d’elle-même, la peur guida son bras qui se dressa vers Theor Darelis. La paume se découvrit, blanche, entourée de doigts rigides. Et, comme un prolongement de ses membres, une onde émana de sa peau, ridant l’air d’un cercle qui s’agrandissait. La vague déforma l’espace dans une vitesse ahurissante et, au contact de Theor, l’envoya valser au bout de la salle de réception. Celui-ci se réceptionna maladroitement, fléchissant les genoux et posant une main au sol pendant sa glissade. Son sourire ne l’avait toujours pas quitté.
Apercevant déjà de nouveaux gardes se lancer à ses trousses, il lança à l’encontre de la lady avant de s’enfuir :


- Je savais bien que tu n’avais pas réellement changé, Mel !


Il avait déjà quitté la pièce.
Un silence d’acier trancha net l’épais charivari qui venait d’ensevelir le manoir. Les yeux inquisiteurs des seigneur, chevalier et médecin se posaient sur lady Mélisandre. Ils voulaient comprendre… stupéfaits. Evidemment, elle ne leur avait jamais avoué ses dons que l’on qualifiait de magiques, sans quoi lord Perrien ne l’aurait jamais épousé. Elle savait, maintenant, que sa seule alternative était de partir, s’enfuir de sa vie de lady. D’une part, Theor Darelis avait retrouvé sa trace, de l’autre, les vassaux et les conseillers de son époux ne lui permettraient nullement de rester. Présageant avec panique que le cour de son existence allait changer, Mélisandre posa une dernière fois son regard sur Lord Perrien.


- Une part de quiche aurait été la bienvenue, avoua-t-il tranquillement.


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MessagePosté le: Mer 9 Sep - 17:15 (2009)    Sujet du message: Publicité

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