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Enoria
 
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Enoria
Voyageur


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Inscrit le: 02 Sep 2009
Messages: 31
Localisation: In the dephts of wind

MessagePosté le: Mer 2 Sep - 14:14 (2009)    Sujet du message: Enoria Répondre en citant

HRP: Cette biographie étant tirée d'une histoire beaucoup plus longue j'ai du coupé nombreux passage, j'espère que je n'ai rien oublié qui rendrait le tout incohérent. Pour les flemmards, un résumé du personnage se situe en bas.

Les choses sont parfois destinées à être cachée... aussi longtemps que le permet la discrétion des êtres en jeu, tout du moins... Les métamorphes se sont toujours fait discret, peuple d'apparence humaine vivant dans des lieux plutôt retiré comme les montagnes qui ne sont pas excessivement fréquentées, ils ont à la naissance la capacité innée de se changer en un animal... On dit qu'il est déterminé par le caractère de la personne, ce qui expliquerait les rares exceptions qui ont vu naître des personnes changeant d'animal au fur et à mesure qu'ils changeaient aussi.  Ils vivent plus longtemps que les humains, quelques siècles, mais sont prompt au chagrin et à la dépression jusqu'à se laisser mourir parfois.
C'était une nuit qui s'annonçait comme les autres pour ces gens là... et pourtant. Leurs règles de vies sont semblables aux Hommes, les criminels sont bannis et sont privés de leur don. Peu d'entre eux possèdent des pouvoirs autre que la métamorphose. Le dernier ayant vu le jour avait été rejeté par le peuple pour avoir assassiné ses parents, en quête de pouvoir... Pour se venger, il lança une malédiction sur sa tribu d'origine. A l'aide de force ténébreuse, il parvint à les priver de leur don. Une prophétie avait annoncé ce moment mais le peuple n'y avait jamais prêté attention... ce n'est qu'une fois produite qu'ils parcoururent les anciens parchemins. Une partie les intéressa particulièrement... un espoir... le jour où naîtrait deux enfants jumeaux, la malédiction tomberait...


Un demi siècle plus tard.

La lune brillait haute dans le ciel ce soir là. Astre dominant les milliers d'étoiles et toute chose présente, elle criait silencieusement son appel. Il était temps de venir chanter pour elle. Les animaux nocturnes s'éveillèrent car non, la nuit tout ne dormait pas: le monde vivait encore. Les hiboux chassaient silencieux, la meute qui passait les ignora. Truffes au vent ils courraient vers les falaises. Les cailloux glissant ne les ralentissaient pas, rien n'aurait pu les détourner de leur but. Arrivés, les loups entonnèrent leur éternelle complainte.

Liselle s'éveilla en sursaut. Voilà bien des nuits que ces animaux ne cessaient. Les cris étaient déchirant, pire ces derniers temps. Se pourrait-il que...? Non, c'était impossible, tout cela ne devait être que pur hasard. Elle avait bien quelques centaines d'hivers derrière elle et ce à quoi elle pensait... non. Elle devait cesser d'espérer. Elle se leva pour se préparer un chocolat chaud, son éternel péché mignon. Cela l'aiderait peut-être à calmer son esprit. Alors qu'elle s'apprêtait à se rendormir, des voix résonnèrent dans le village et quelques coups furent frappé à sa porte.


"Liselle vous êtes là? C'est Gersil, il chassait cette nuit et il a rencontré une femme sur le point d'accoucher. On l'a conduite à notre ancienne mais elle a réclamé Elienie et elle refuse de se laisser approcher alors qu'elle agonise. On connaît personne de ce nom là alors on s'est dit que vous pourriez la raisonner pour sauvez au moins les gosses. "

Liselle ne pipait mot... Elienie... depuis près de deux siècles elle n'avait pas entendu ce nom...son nom... La tasse encore pleine s'échappa de ses mains... Autant de signes... Était-ce possible? Elle ne devait prendre aucun risque car si c'était le cas...

"J'arrive."

Elle saisit sa veste et s'élança à la suite des hommes du village.  Ils avaient installés la jeune inconnue dans la cabane abandonnée à la lisière du bois. Elle poussa la porte et entra seule, tous attendaient dehors, n'osant pas effrayer la future mère.

"Je savais que vous viendriez, je savais que vous étiez ici, je ne peux pas les laisser me toucher, je ne sais pas si mon enfant..."

Elle s'interrompit les yeux pleins de larmes. Elle avait pourtant parlé avec un ton d'admiration pour le petit être qu'elle portait qui ne faisait pas de doute sur l'amour qu'elle lui témoignait déjà. Comme l'autre ne répondait pas, elle poursuivit d'une voix pleine de souffrance avant de pousser un terrible cri de souffrance:
"Vous ne me reconnaissez pas..."
Alors l'autre réagit. Elle se précipita sur la femme allongée et écarta les couvertures. Comment aurait-elle pu oublier la dernière naissance de ce peuple? Elle avait vu naître cette femme et elle avait connu l'avant-malédiction. Même elle qui était une batarde n'y avait pas échapper. Les cris de la femme la tirèrent de ses souvenirs, et une lueur déterminée emplis son regard: non cet enfant ne mourrait pas. Ses gestes se firent rapides et précis.

"C'est une fille et devinez... !"

L'espace de quelques instants la mère qui ne pouvait pas savoir de quoi elle parlait parut intensément triste puis la douleur revint sur ses traits, elle avait de nouvelles contractions.

"Oh... je crois que...
- Des jumelles?
- Non! C'est un garçon! Des jumeaux! "

Toutes deux espéraient, elles savaient, elles avaient sentie ce que cela signifiait et les larmes abondèrent dans leurs regards... des larmes de joie.

"Voilà bien longtemps que mon peuple attendaient un si grand espoir..."

La voix de la mère était si faible... Liselle regardait le sang qui s'écoulait encore de l'entre-jambe de celle-ci. Elle savait qu'il était trop tard pour elle. Elle l'aida à soutenir les nouveaux-nés tandis qu'elle rendait son dernier souffle sur ces mots:

"Dérik, Enoria vous êtes si.."

Liselle poussa à nouveau la porte de la cabane, les deux enfants dans les bras, dissimulés à la vue des villageois, un seul pleurait.

"Elle était trop faible... elle n'a pas survécu à l'accouchement mais ses enfants vont biens...
- Que vas-tu faire des petits?
-Les élever si vous m'en donnez le droit.
-Ils n'ont personne pour le moment alors fait mais si un jour leur famille les veut, tu devra les laisser partir."

Liselle acquiesça et regagna sa demeure en silence. Elle déposa le garçon sur son lit puis examina la fillette, inquiète de son silence. Elle respirait régulièrement comme si elle dormait, pourtant elle esquissait déjà un sourire tout de petites dents pointues. Son regard brillait sauvagement. Elle esquissa un drôle de son puis s'endormit.


-Dérik, tu sais où est ta soeur?
- Partis manger sûrement. Enfin, s'amuser.
- Pas encore...
Liselle grimaça. Quand la gamine se contrôlerait-elle? elle avait cru au départ que, comme pour le reste, elle serait assez précoce, mais voilà que c'était le contraire!
-Je vais l'attendre, rentre Lili.

Le jeune homme jouait, un couteau dans les mains, impassible. Ses cheveux blonds lui tombaient aux épaules et ses yeux cyan faisaient craquer toutes les demoiselles qu'il croisait. Il était devenu beau, réalisa sa mère adoptive. On voyait sa musculature se dessiner sous sa chemise près du corps et il le savait. Pourtant, nulle fille ne l'intéressait à part sa soeur mais c'était là un amour fraternel et non quelques autres attirance infâmes entre membres d'une même famille. Si Dérik avait été agité en étant enfant, il avait vite prit ses responsabilités quand après sa première découverte de la métamorphose, Liselle lui avait raconté ce qu'il était et l'histoire de son peuple. Sa soeur en revanche... Liselle secoua la tête au souvenir de la jeune femme. Une vrai sauvageonne qui avait décrété qu'être un animal c'était ' vachement plus marrant'. Elle rentra chez eux et prépara à manger pour Dérik et elle. Enoria, elle savait, aurait déjà manger.


La nuit tombait, Enoria savait qu'elle se ferait disputer si elle ne se hâtait pas! Mais c'était si dur de palier à ses envies... elle avançait silencieusement dans la bordure du bois. Promis, elle buvait un peu et rentrait. L'eau fut rapidement en vue et lui aussi. Elle savait qu'il serait là, je joli fils du chasseur... Toute les nuits il se baignait là, et elle ne pouvait détacher son regard. Si son frère la voyait! Il ne comprenait pas que l'objet de ses désirs n'était pas comme son père, ne l'avait-il pas sauvé une fois? Dérik s'inquiétait pour rien! Distraite, elle ne vit pas dessuite que Math avait bougé. Elle recula.

"Coucou petit renard."

Elle aurait aimé répliquer qu'elle était unE renardE mais elle supposait que avec des couinements et des feulements elle ne serait pas vraiment comprise. A cet instant, si elle avait pu rougir et s'enfouir sous terre, nul doute qu'elle l'aurait fait. Math se tenait entièrement nu, accroupi devant elle. Elle allait partir en courant quand elle sentit la main de fraîche de ce dernier dans sa fourrure.

"Tu devrais pas traîner ici, t'es bien trop gentil avec les humains."

Il sourit gentiment puis ressauta dans l'eau, éclaboussa Enoria en passant. Elle s'agita mécontente, puis fila vers la maison s'arrêtant au passage près de l'endroit où elle avait laissé ses vêtements afin de rentrer sous forme humaine. Elle avait à peine traverser la place principale qu'une voix la fit sursauter.
"Tu empestes son odeur... Inutile de mentir, viens Lili nous attends depuis des heures, après il faudra qu'on parle.
-De quoi?

-Tu n'es pas n'importe qui bon sang, et tu es presque adulte toi aussi... Bientôt nous partirons, nous vieillissons trop lentement pour nous attarder plus.
- J'ai l'habitude.

- Mais non partons seuls, sans Lili et ton Math ne te suivra pas, il ignore même qui tu es, pour  lui tu n'es rien.
- Qu'est ce que t'en sais hein?

- Ah oui pardon, pour lui tu es un stupide animal. Rentrons.

Enoria tremblait de tout ses membres, jamais Dérik n'avait été si méchant avec elle... elle ne comprenait pas. Elle regarda autours qu'elle, il avaient parlé fort dans l'emportement. Elle ne vit personne, pas même Math qui rentrait chez lui, perplexe des quelques mots qu'il avait saisis.
Dérik lui jeta un œil de côté, il y avait été un peu fort, elle n'avait pas l'habitude d'être criée par lui. Il passa un bras autours des épaules de sa jumelle et l'attira contre lui, il l'aimait, c'est tout.
Le repas terminé en silence, Dérik prit enfin la parole. Il dit à Liselle ce qu'il avait dit à sa soeur un peu plus tôt. Il voulait chercher son peuple, retourner à ses origines. Lili leur expliqua que sa vie à elle était parmi les humains de toute façon  et que même si elle n'y paraissait pas elle était très vieille à présent pour cette vie où bouger de villes en villes était une nécessité. Enoria la soupçonnait de dire ça pour qu'ils ne s'inquiètent pas, mais au fond elle voyait bien que la femme qui les avait élevé était triste. Pourquoi ne lui demandait-on jamais son avis à elle?


- Et moi si je préfère rester? Les gens qui m'aime et que j'aime sont ici, pas dans un endroit inconnu au milieu d'autres inconnus!

-Ta place est parmi eux, votre naissance signifie tant! Grâce à vous, l'espoir n'a pas été vain et leur existence à reprit un sens. Tu dois comprendre également que perdre notre pouvoir nous avais anéantis et beaucoup n'y ont pas survécu, se sont laisser mourir. Quand je suis partie, il n'existait qu'une famille au sang différent de la tienne, vous êtes liés à la survie de la race.
- JE refuse STRICTEMENT d'être forcée à épouser quelqu'un pour la reproduction c'est DÉGUEULASSE! 

-Paix Eno, intervint Dérik. Pour le moment on en est pas là. Regarde moi. Je te fais la promesse que nul ne te forcera à ce genre de choses tant que je serai là pour te protéger mais je ne veux pas me séparer de toi pour ce trajet, j'ai besoin de ma jumelle, ma moitié, pour être fort. Personne ne te fera de mal tant que je serai la.

Enoria prit sa main et acquiesça. Elle ne le laisserai pas, ils étaient liés éternellement entre eux!
Leurs quelques biens personnels emballés  et les vivres prêtes, les jumeaux s'apprêtaient à partir. Liselle avait fait ses adieux, leur avait donné de quoi acheter deux chevaux puis était partie en prétextant une course à faire.


- Je suis sûre que je cours plus vite que les chevaux!

- Et les affaires tu les portes comment grande maline?

Le village n'élevant pas de chevaux ils se rendraient d'abord à la grande ville pour en acquérir. 
-Dérik, j'aimerai voir Math une dernière fois, s'il te plaît...

-Rendez-vous dans deux heures aux portes, sois à l'heure si tu veux pas me faire regretter d'avoir dis oui et si tu veux pas que je te ramène par la peau des fesses.

Le sourire que lui rendit sa soeur suffit à faire fondre sa colère, elle était si adorable quand elle était heureuse. Enoria partie sans traîner, espérant qu'elle le trouverait et qu'elle oserait lui parler. Les dieux soient loués il était là! Elle s'approcha du jeune humain toujours hypnotisée par ses magnifiques yeux bleus. Une part d'elle aurait voulu fuir tandis que l'autre désirait sauter littéralement sur le beau brun.

-Salut Enoria, qu'est ce qui t'amène? Mon père n'est pas là si c'est pour de la viande faudra repasser.
La métamorphe ne répondit pas... comme il faisait mine de s'éloigner, elle prit son courage à deux mains et se jeta à l'eau.

-Non! Je suis venue pour toi.

Elle vit l'éclat étonné qui passa dans les yeux de son interlocuteur et poursuivit avant qu'il réagisse et avant de ne plus en avoir la force:
- Je voulais te dire aurevoir et te dire que je... que tu va me manquer et je paierai ma dette envers toi un jour et que tu es magnifique et que je te souhaite beaucoup de bonheur.


Elle tourna les talons, rouge de honte de lui avoir enfin dit tout cela, et s'apprêta à détaler aussi vite que possible quand elle sentie la main de Math sur son bras.
-Tout ça dans un souffle comme si tu avais à t'acquitter d'une tâche horriblement pénible.
-Non c'est que...

-Attends, déjà merci pour les compliments et j'ai quelques questions. Y répondra-tu?
- Oui...

Que n'aurait-elle donné pour rester près de lui...
-Déjà, pourquoi et quand pars-tu?
- De suite et je vais à la recherche de ma vrai famille avec Dérik.

- Tu dis que je vais te manquer mais tu ne me parles jamais! Comment peux-tu me connaître?
- Question suivante.

- T'avais dis que tu répondrais...
- Je réfléchis à comment la formuler alors suivante.

- De quelle dette parles-tu?
Enoria soupira... elle n'avait pas le cœur à lui mentir, Dérik allait la tuer.

- Je vais répondre à tes questions à même temps mais avant, fait moi la promesse de sang que tu ne le dira jamais à personne, ni ce que tu va voir, ni ce que tu va entendre.  


Elle le vit hésiter. Etait-ce si important? Il était curieux et Enoria était une fille mystérieuse et sauvage. Tout en elle était intriguant, son physique même était attirant, mais pas à cause de sa beauté, il y avait autre chose. Il tendit sa main vers la chevelure de la fille et plongea son regard dans ses yeux verts... Oui, après tout cela valait le coup et puis une jolie fille comme elle ne pouvait rien cacher de monstrueux. Il sortit un canif de sa poche et s'entailla la paume, prêtant serment.
- On peut aller la où personne ne nous verra et ce, de façon sûre?

- Suis moi.

Enoria frémit. Il l'avait mené dans sa chambre à lui, c'était gênant. Elle soupira et commença à se dénuder. L'autre avait essayé de l'en empêcher puis devant le regard qu'elle lui avait jeté, il s'était contenté de se tourner pour lui laisser de l'intimité.
-Comptes jusqu'à trois et tourne toi, et rassure toi tu ne me verra pas nue! 

Math s'exécuta et un éclat blanc l'aveugla. Il eut un hoquet de terreur, à la place où Enoria s'était tenue se trouver...
- Non, c'est impossible!

Il savait pourtant que si... il aurait reconnu ce regard entre tous, c'était bien elle, et elle c'était ce renard qu'il avait libéré d'un des pièges à son père. C'était aussi le renard qui l'avait vu nu et que... il soupira.

-D'accord je crois que je comprends, dis ça me gêne que... tu peux reprendre forme humaine et te rhabiller... ça m'aiderai à reprendre mes esprit.
Elle s'exécuta à son tour.
-C'est dur à avaler... pourquoi maintenant?
-Je pars, je voulais que tu saches avant, j'aurai regretter... Je ne tenais pas à aller jusque la mais comme la promesse de sang est inviolable... je ne crains rien.

-J'ai du mal à réaliser.

Mais il comprenait à présent, ça paraissait presque normal pour lui qui adorait croire à toutes ces histoires de peuples étranges. Une envie irrépressible le saisit soudain. Il se tourna vers Enoria et l'embrassa fougueusement. Il ne comprit pas quand elle le repoussa.

- Je vais te tuer.
Math se tourna vers la porte et aperçut Dérik.
-Attends je vais...
-Non Dérik, c'est pas lui c'est.. 

-Tais toi Eno! Il n'avait pas le droit!
-Je suis assez grande!

-Je te donne deux solutions! Pour ton bien, je le tue ou tu fais la promesse inviolable de ne pas le revoir! Si tu te lies à un humain, plus jamais tu ne pourra reprendre ta place, tu perdra toute capacité à te transformer, à jamais!

Il vit sa soeur fondre en larmes. Ce baiser elle en avait rêvé et son frère avait tout gâché... Elle aimait sa liberté, trop peut-être.. Et si Dérik faisait du mal à Math elle aurait perdu les deux... Elle porta sa main à ses dents pointues et se mordit, laissant un filet de sang couler.  Elle n'osa pas lever la tête même quand Math la supplia de ne rien promettre. Elle savait pourtant que cette attirance était exercée à cause de sa race et non à cause de ce qu'elle même était. Mais les mots qu'elle prononça lui firent mal..
"Je ne le toucherai plus et ne rechercherai jamais à revoir Math, je le promet."


Dérik était furieux et avait eu un mal fou à ne pas égorger l'homme pitoyable qui avait osé embrasser sa jumelle. Voilà six jours qu'elle était prise de sanglots et qu'elle ne parlait ni ne mangeait. Il aurait aimé qu'elle le prenne mieux, encore une fois il avait juste voulu la protéger, elle comprendrait plus tard.
-Tu me pardonnera.
Enoria leva les yeux vers lui... le pardonner ?  Elle ne lui en voulait pas à lui mais à elle même. Elle se redressa et essuya ses larmes. Elle serait forte et ne montrerai pas son chagrin à son frère, il ne le méritait pas et quand bien même, elle ne lui en aurait pas voulu, il était toute sa famille.
-Je t'aime, dit-elle simplement.

-Moi aussi.

Ils n'étaient pas bavards.  La grande ville s'étendait devant eux. Ils ne s'y attardèrent pas longtemps et achetèrent juste deux chevaux comme prévu, puis de la nourriture. Si les indications fournies par Liselle étaient juste il leurs faudrait près d'un mois pour rejoindre les montagnes où les restants de son peuple vivait. Un long trajet donc.

Voilà deux semaines qu'ils n'avaient pas croisé de villages et chassaient donc eux même. Enoria était une bonne archère lorsque les proies étaient trop grosses pour sa forme animale et Dérik devait s'en remettre à elle: sa forme animale à lui était celle d'un faucon et les territoires traversés ne lui permettaient pas de chasser. Eno ne pleurait plus et cela lui faisait plaisir.

Enfin ils furent rendus, ils trouvèrent les abris de leur peuple au cœur des montagnes. Accueillis comme des personnes longtemps attendues ils s'installèrent parmi eux. Les métamorphes étaient heureux, mis à part trois ou quatre tous étaient âgés et craignaient pour leur peuple. Dérik et Enoria étaient les premiers enfants depuis longtemps, très longtemps...
Dérik s'était lié à une femme et peu de temps après elle était enceinte. Cette nouvelle aussi fut accueillis avec joie. Enoria elle, se faisait plus discrète. Elle passait son temps sous sa forme de renarde, ce que déplorait Tozak un homme de la "tribu". Il ne pouvait lui parler que quand elle rentrait.


Enoria chassait. Elle avait quitté son village pour s'amuser un peu, la bas les gens étaient gentil mais ennuyeux, Dérik avait formé une famille et elle se sentait seule. Les avances qu'on lui faisait n'arrangeait rien, elle pensait à Math et actuellement personne ne l'intéressait. Elle avait repéré un lièvre blessé quelques temps avant, et le suivit jusqu'à ce qu'il s'écroule d'épuisement. Elle était entrain de se nourrir quand quelque chose la brûla violemment à l'épaule. Lâchant sa proie elle eut tout juste le temps de voir le sang chaud qui dégoulinait sur sa fourrure avant de s'écrouler, une flèche plantée en elle. Blessé, les siens reprenaient automatiquement forme humaine.


Dérik poussa un cri à faire frémir tout les gens en sa présence, il avait mal au cœur tout à coup. Les métamorphes autours de lui vinrent le soutenir mais il les repoussa d'un geste et se précipita vers l'écurie. Sans prendre le temps d'harnarcher son cheval il s'élança vers la forêt. Les arbres défilaient autours du cavalier et de sa monture mais il savait précisément où aller, son cœur ne mentait jamais. Il ne lui fallut que quelques heures pour retrouver sa sœur mais chaque instant paraissait une éternité quand une telle douleur vous prenez. Il descendit d'un bond et donna une grande claque sur la croupe de sa monture qui repartie au galop. Attachée à un poteau de fortune, sa sœur ne saignait plus mais sa blessure n'était pas belle à voir et elle était nue sous la fine couverture que les hommes avait posé sur elle. Elle ne pouvait pas s'échapper ainsi ligoté et ses humains qui restait là sans rien faire... ! Ils avaient dû la voir se changer en animal ou en humaine. Les gens dans ce coin isolé étaient plus que superstitieux.
"... la tuer... maudite... grand danger.
-Esprit de la forêt... colère des dieux...
-... oeuvre du mal.."
Ils osaient débattre sur elle! Dérik sentit une colère sourde l'envahir, on ne touchait pas sa sœur! Il sortit son épée et se jeta sur les quatre humains. Il eut l'avantage de l'effet de surprise. Les hommes n'avaient pas eu le temps de réagir que le premier s'effondrait inerte sur le sol. La suite s'avéra plus difficile, Dérik parait, attaquait, virevoltait au milieu des trois restant. Il avait agis sans réfléchir, ces gens avaient de l'expérience. Il vit une faille dans la garde du plus jeune et en profita, son épée lui sectionna l'artère et il s'écroula dans un flot de sang. Pendant sa manœuvre un des survivant en avait profité: Dérik échappa un grognement lorsque le couteau s'enfonça jusqu'à la garde dans son poumon droit. Il avait du mal à respirer. Il para l'attaque du dernier homme armée d'une main et de l'autre, il crocheta les yeux de celui qui l'avait blessé, le rendant à jamais aveugle. Celui-ci hurla, trébuchant sur un des cadavres et s'éloigna du bruit de bataille en rampant. Dérik faisait à présent face au dernier homme. Sa respiration était laborieuse et le sang qu'il perdait l'affaiblissait. Il entendit sa sœur crier son nom et fit l'erreur de se retourner, l'autre en profita pour abattre sa hache dans le bas du dos du métamorphe qui rugit de douleur. Sa soeur était encore prisonnière, il allait mourir pour rien... Non! Il ne pouvait pas l'abandonner maintenant, il y était presque! Il se retourne vers son adversaire après avoir lancé son poignard à sa soeur, pourvus qu'elle se débrouille pour se détacher...
-Aller viens barbare qu'on en finisse!
- C'est ça et après je jouerai avec la fille, elle va hurler si fort que tu l'entendra du royaume des morts!

Dérik se jeta sur l'homme mais il ne suivait pas le rythme. Il allait échouer... Son corps était criblé de blessures. Il vit son dernier instant arriver quand ses jambes le trahirent et qu'il tomba à genoux. Le bras de son ennemi se levait pour lui porter le coup fatal quand une boule rousse et blanche se jeta sur sa main et que de ses dents pointues elle trancha les doigts qui tenaient l'arme avant de sauter au visage de l'humain et de le lacérer. L'homme saisit l'animal et partie en courant après l'avoir jeter au sol. Enoria ne perdit pas de temps à le poursuivre, elle reprit forme humaine, remis la couverture sur ses épaules et se rua vers son frère en pleurant. Il se laissa aller contre elle.

"Ma sauvage.. petite soeur..
Entre deux sanglot Enoria parvint à articuler:
- Tu sais bien que je suis sortie la première Dérik.. 

- Oui mais ton esprit... a grandit moins vite... 
- Tais toi je t'en pries garde tes forces je vais te ramener et...

-Eno, l'interrompit-il en crachant du sang alors qu'il toussait, je vais mourir.
-Non je ne te laisserai pas!

- Je t'aime Enoria et dit à Scely que je l'aime aussi... qu'elle prenne.. soin du bébé..
Le bras de Dérik se leva pour se poser sur le coeur de sa soeur.
-Toujours.." furent ses dernières paroles.

Un cri aigu déchira la forêt et parvint jusqu'aux oreilles des métamorphes. La femme de Dérik s'effondra en pleurant. Tous avaient reconnu son cri et sa voix, Enoria hurlait et son chagrin transperça tout les cœurs. Ils connaissaient assez la jeune femme pour savoir quelle était la seule chose qui pouvait la mettre dans cet état. Peu à peu les hurlements humains se muèrent en une plainte étouffée puis au silence. Dans la nuit la jeune femme arriva, le corps de son frère dans les bras. Elle refusa que quiconque l'approche hormis sa belle soeur. Elle creusa la tombe de son frère seule, finissant de rage avec les mains. Le soleil était au zénith quand elle se releva, les ongles en sang et le visage encore noyé de larmes que rien sinon le temps ne pourrait tarir. Elle chancela en déposant le corps de son jumeau et elle tenait à peine sur ses jambes lorsqu'elle le recouvrit de terre. Elle ordonna encore que nul n'approche puis gagna la grotte où elle avait ses affaires. Elle revint et déposa sur la terre un unique objet: une plume de faucon. Cela fait elle s'écroula, inconsciente.

Elle dormit trois jours et deux nuits sans interruption. Les métamorphes n'osaient pas la réveiller. C'était la quelques heures de paix avant ce que serait la douleur à son réveil. Tozak resta à son chevet, la soignant contre la fière qui la dévorait en nettoyant sa blessure.Il savait lui aussi qu'à son réveil elle serait différente et qu'il ne pourrait rien pour elle alors. Elle était aussi belle qu'à son arrivée et pourtant... Le métamorphe avait mal pour elle et pour lui, il n'y avait plus d'espoir qu'elle l'aime. Il se reprit, il n'avait le droit de comparer ça..
Enoria nageait en plein cauchemar et elle ne parvenait pas à en sortir. Elle voyait son frère heureux et ils se baladaient ensemble comme quand ils étaient enfants et puis soudain son frère s'écroulait, et elle le regardait mourir impuissante.  
Ses yeux s'ouvrirent d'un coup, et elle se réjouit d'être sortie du cauchemar, jusqu'à ce qu'elle voit les regards autours d'elle. Alors une petite voix lui dit que tout cela n'étaient pas un rêve mais des souvenirs... Elle porta sa main droite à son coeur et une expression torturée tordit ses traits.

-Ca fait mal... 

Tozak se précipita pour vérifier sa blessure à l'épaule mais quand il vit que la main d'Enoria agrippait un autre emplacement, il saisit. 
-C'est insupportable...

Elle s'était à demi-assise, sanglotant de plus belle. Les gens qui étaient rester partirent, nul ne pouvait l'aider, la consoler... Bientôt il ne resta plus que tozak et Scely. Ce fut cette dernière qui prit la parole.
-Tu as perdu un frère et moi un mari. L'enfant a perdu un père. Je partage ta douleur mais Dérik n'aurait pas aimer te voir ainsi.
-Tu ne comprends pas... c'est ma faute. 

- Dis pas de telles bêtises... 
- Tu n'étais pas là!

-Raconte moi.
Enoria fit non de la tête et repartie dans ses sanglots. Tozak s'adressa à la future mère.
- Va te reposer, c'est pas bon pour le bébé je vais veiller sur elle jusqu'à ce que ça passe.
Si ça passe... ajouta t'il tout bas.

Ce fut trop pour Eno, non mais pour qui se prenaient-ils? Elle n'était pas une gamine qu'on devait surveiller!  Elle voulait rentrer où elle s'était installer... Elle tituba un moment en descendant du lit puis s'élança en courant. Le ciel grondait et il pleuvait averse. L'eau trempa la métamorphe en quelques secondes, ses larmes se mélangèrent au tribu du ciel..  Elle ne mit pas longtemps pour arrivé à la grotte qu'elle s'était aménager. Sur son lit demeurait l'autre plume ayant appartenu à son frère. Elle se tapie contre la pierre froide des parois et se laissa emporter par les vagues de douleur et de ténèbres.

Ploc... ploc... ploc...

Enoria ouvrit les yeux, éveillée au son des gouttes d'eau sur la roche. Son corps était endoloris et elle se sentait vide. Ses larmes ne coulaient plus mais l'étau enserrant son cœur était toujours présent. Elle se releva avec difficultés et se dirigea vers le bassin d'eau naturel pour se laver. Elle retira ses vêtements et se glissa dans l'eau gelée en frissonnant. Le froid lui fit du bien et l'aida à se détendre. Elle avait perdu son frère de coeur, son frère de sang, son ange gardien. Rien ne comblerait jamais ce vide, une partie d'elle était morte à même temps que son frère, elle le savait. Scely avait raison cependant, Dérik n'aurait pas voulu la voir ainsi.  Il avait donné sa vie pour elle, elle n'avait pas le droit de la gaspiller. Ce serait dur et elle ne serait peut-être pas toujours aussi lucide qu'en ce moment... Elle gémit lorsqu'en sortant du bassin un courant glacial vient caresser sa peau nue et trempée. Elle serait forte pour lui, mais elle ne pouvait rester ici, elle ne le supporterait pas.  Elle enfila des vêtements solides lui permettant de se mouvoir facilement puis sortie de ses affaires un cordelet en cuir. Récupérant la plume de faucon elle l'y attacha solidement puis passa le collier autours de son cou.

-Toujours dans mon coeur...

Elle rangea ses affaires les plus importante dans son sac de voyage puis en prit un second dans lequel elle fourra quelques vêtements. Elle avait deux choses à faire avant son départ. Elle sortie de chez elle ses affaires en main et se rendit chez Scely afin de lui raconter ce qui c'était passé dans la forêt. Comment et pourquoi Dérik était mort.
-Ton frère t'aimait plus que tout, plus que moi. Ne me contredit pas je l'ai toujours su et je l'ai accepté.
- Dans ses derniers mots il m'a dit de te dire qu'il t'aimait aussi. Tu devra être forte pour vous deux,
termina Enoria en désignant le ventre de sa belle soeur.
-Prends soin de toi aussi.

Elle dit aussi aurevoir à Tozak qui l'avait soigner également, puis s'en fut vers sa nouvelle vie..


Prénom: Enoria
Âge: Physiquement adulte, elle tourne autours d'une vingtaine d'année.

Description physique: Enoria est de taille moyenne. Ses yeux verts ressemblent à ceux qu'ont beaucoup d'animaux bien que cela ne dénote pas dans son apparence humaine générale. Ses cheveux sont roux parsemé par de large mèches blanches qu'on retrouve sur son pelage animal. Elle est plutôt fine sans être maigre mais n'est pas musclée du tout. Elle porte une tunique blanche qui lui arrive à mi-cuisse et ne se déplace qu'avec son arc, seule arme qu'elle sait manier.

Description psychologique: C'est une personne plutôt sociable qui aime la compagnie des gens, ce qui l'a menée une fois la perte de son frère acceptée, à se rendre utile en servant d'éclaireur à plusieurs groupes d'aventurier. Discrète sous sa forme animale ils ont toujours été content d'elle. Elle se métamorphose rarement devant les gens, ainsi elle garde bien son secret. Elle accorde peu sa confiance à ce niveau la. Aimable, il ne faut pas profiter de sa gentillesse pour autant car sa fougue animal prends vite le dessus. Elle n'aime pas se laisser abattre par l'echec et tire enseignement de ses erreurs.


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MessagePosté le: Mer 2 Sep - 14:14 (2009)    Sujet du message: Publicité

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